09.04.2008
un pas en avant deux en arrière
A quatre jours des législatives en Italie, le droit à l'avortement est à nouveau sur la sellette!
Envie de poster un petit mot au sujet de la dérive actuelle... absolument rétrograde en matière d'IVG.
Cela fait trente ans que la plupart des pays occidentaux ont dépénalisé l'interruption volontaire de grossesse et pourtant, dans ces mêmes pays, l'heure est au retour en arrière. Question de religion, d'époque aussi.
Les faiseuses d'ange continuent de faire du mal, même quand l'avortement est légal. Les ravages de la clandestinité se poursuivent dans les pays développés comme dans les pays en développement.
Manque d'informations, manque d'hygiène et de soins adaptés.
La défense de la vie du foetus plus que du bien-être de la mère
En Pologne, en Italie, aux Etats-Unis, il fait donc de moins en moins bon vouloir avorter.
En France aussi, certains ne veulent pas entendre parler d'avortement. Ils disent défendre les droits des plus faibles.
Voir la vidéo postée il y a deux mois sur Rue 89 :
Trente-quatre ans plus tôt pourtant, le Manifeste des 343 (Salopes) avait permis de faire entrer le droit à l'avortement au coeur des débats en France.
Et la grossesse devenait un libre choix pour les femmes et leurs compagnons, et plus un devoir moral.
22:40 Publié dans corps prisonnier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : corps prisonnier
07.04.2008
le quotidien rangé dérangeant rageant
Ce 28 mars, c'était une soirée des Repérages de Danse à Lille. Ttrois spectacles au Gymnase de Roubaix.
Cela avait plutôt bien commencé avec Mira Dora de la compagnie aKoma névé, le solo d'une petit brune qui balbutiait et tremblait du poids de sa solitude. Isida Micani jouant Dora Maar, une figure du surréalisme devenue folle après sa rupture avec Picasso, cela ne faisait pas toujours frissonner mais la scénographie simple soutenait bien le solo un peu long.
Tout de même quelques beaux moments, comme lorsque ce drôle de personnage monte sur un carton et que la lumière l'enveloppe comme une poupée de cire. Ou lorsqu'on entend l'eau des bocaux (son seul décor) qui clapotte et qui l'appelle, elle qui se complait dans cette seule compagnie d'objets.
Deuxième temps, Manteau long en laine marine porté sur un pull à encolure détendue avec un pantalon peau de pêche et des chaussures pointues en nubuck rouge.
Si si c'est le titre, aussi délirant que l'est le spectacle de la compagnie Delgado Fuchs.
La fille en rose, plastique impeccable, qui tord des fesses pour plaire à... lui, l'homme ténébreux tout de bleu vêtu, qui est aussi viril que le cowboy de Marlboro.
Ils se
lorgnent, ils se tournent autour, mais pas discrètement, ouvertement, de manière assumée et provocante.
Ils ne font pas que regarder leurs beaux corps mutuels, ils se touchent et s'aiment. Sans complexe. Pour le plaisir. Et on se dit que la vie serait bien simple s'il suffisait d'être sûr de soi et sexy pour être heureux. A moins que... l'on soit autre chose que des corps qui s'attirent?
C'est aussi drôle et sexuel que le premier spectacle est torturé.

Clou de la soirée, Les Angles morts, May Day. Avec Mélanie Demers et Jacques Poulin-Denis.
Une télé allumée, des sons de journaux télévisés, un discours libérateur, des masques de papiers kraft...
De drôles de personnages, mi poules, mi plastique, écrasés par la société qui cherche à faire corps avec eux.
Ils se rebiffent, se sauvent, se laissent prendre. Parce qu'ils s'en fichent, ils sont des corps qui se libèrent. Qui ont conscience d'eux-mêmes.
La scénographie est sublime. Une jeune femme avec un tutu bouffant blanc, des gants rouges et des bottes qu'elle emprunte à sons comparse qui arbore lui aussi une dégaine de terrien mal luné.
De l'ocre et du rouge, une installation sonore avec du son planant, le tout sur un duo de corps qui tournent. Virent avec légèreté. Un fluide qui passe de corps en corps.
On est soufflé, les minutes s'égrènent, on a oublié qu'on était mal installé, qu'on avait froid.
Une chorégraphie et une interprétation simple, qui nous bluffe.
Et qui traque le quotidien à la loupe.
23:00 Publié dans danse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : danse










